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Poietis (www.poietis.com) est une entreprise de biotechnologie spécialisée dans le développement et la fabrication de tissus humains par bioimpression. Sa mission principale est le développement de nouvelles solutions thérapeutiques basées sur son expertise dans les technologies de bioimpression et en particulier la bioimpression laser haute résolution. Poietis a développé la plateforme de bioimpression multimodale NGB ("Next Generation Bioprinting") déclinée en deux versions : une pour la recherche in vitro en ingénierie tissulaire (NGB-R) et une version clinique (NGB-C) pour la production de tissus bioimprimés implantables.
Cette plateforme de biofabrication multimodale et automatisée permet aux chercheurs d'obtenir des résultats supérieurs en ingénierie tissulaire grâce à une haute résolution, et permet la fabrication de tissus complexes en assurant répétabilité et reproductibilité.
La technologie de bioimpression de Poietis est le fruit de recherches innovantes menées depuis dix ans à l'Inserm et à l'Université de Bordeaux.  Depuis sa création en 2014, l’entreprise, qui emploie aujourd'hui 35 personnes, a développé des modèles physiologiques, notamment en partenariat avec les principaux groupes pharmaceutiques et cosmétiques mondiaux. Poietis a aussi développé Poieskin®, la première peau humaine bio-imprimée disponible sur le marché, à usage de recherche, notamment pour la validation d'ingrédients cosmétiques.
La technologie de Poietis est l'une des techniques alternatives à l'expérimentation animale les plus prometteuses. Scientifiquement, l’objectif est de récapituler des modèles tissulaires pertinents biologiquement parlant, et à des coûts qui restent abordables, afin de répondre  à la fois à la problématique éthique et au manque de prédiction des modèles expérimentaux animaux. Enfin cette technologie d’avenir peut être mise à profit pour résoudre les problèmes industriels auxquels est confrontée l’ingénierie tissulaire, avec des besoins d’automatisation, de standardisation et la complexification des modèles. La bioimpression représente des enjeux sociétaux importants, le but étant d’être de plus en plus prédictif de ce qui se passe réellement au sein du corps humain, dans des phases les plus en amont possibles, afin de se focaliser sur les molécules les plus prometteuses en termes d’efficacité clinique potentielle et avec le moins d’effets secondaires possible, tout en contribuant à une transition vers une recherche non-animale.

Articles scientifiques

Utilisation du système "LUCS" (Light-Up cell system) comme méthode alternative à base de cellules vivantes pour prédire la toxicité orale aiguë chez l'homme.

C. Gironde, C. Dufour, C. Furger, Toxicology Reports 2020, 7, 403-412

Résumé : LUCS (Light-Up Cell System) est un nouveau test sur cellules vivantes qui permet d’évaluer l’homéostasie cellulaire et son altération par un agent toxique. Pour évaluer l'efficacité de LUCS en tant que méthode alternative pour la toxicité orale aiguë, nous avons comparé les CE50 (concentrations efficaces) déterminées dans des cellules HepG2 traitées avec 53 produits chimiques sélectionnés dans la base de données ACuteTox EU avec les CL50 (concentrations létales) correspondantes dans le sang humain dans des cas d'intoxication aiguë humaine. L'analyse de régression linéaire a montré que les résultats de LUCS prédisent les données humaines à 69%. Les DL50 (doses létales moyennes) orales des rongeurs et les EC50 du test LUCS ont ensuite été corrélées aux CL50 humaines en utilisant des bases de données partagées. Les analyses de régression linéaire comparant LUCS et les données animales ont clairement montré que LUCS prédit toujours mieux la toxicité chez l'homme que les données animales.

Ces données de prédictions nous ont incités à simplifier le test LUCS, en l'adaptant aux applications réglementaires, ce qui a abouti à un nouveau protocole avec des profils dose-réponse et des CE50 cohérents.
Cette étude démontre que la méthode LUCS pourrait être pertinente pour évaluer la toxicité orale aiguë chez l'homme avec un protocole simplifié adapté aux lecteurs de fluorescence disponibles dans le commerce. Nous suggérons que cette nouvelle méthode alternative puisse être utilisée pour les tests de toxicité aiguë systémique en combinaison avec d'autres tests dans le cadre de la réglementation européenne REACH et d'autres réglementations, là où des méthodes alternatives pertinentes font encore défaut.

Accès à l'article complet : cliquer ici

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